08 décembre 2011

Une sainte pour temps de crise

Article extrait du n° 7489 de Présent, du Mardi 6 décembre 2011

Le 6 janvier prochain, nous fêterons le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc, héroïne et sainte de la patrie. Année johannique en vérité, que cette année 2012 qui s’annonce si menaçante pour la France, sa liberté, sa souveraineté. La coïncidence de l’anniversaire et des tentatives accélérées de remettre le pouvoir entre les mains d’une puissance autre, froide et technocratique qui prétend apporter la paix et la stabilité après avoir mensongèrement promis d’apporter la prospérité devrait nous réveiller. La réponse à la crise qui secoue les vieilles nations d’Europe – crise qu’elles ont largement produite en tournant le dos à la vie et à leur vraie identité – ne saurait se trouver dans un bricolage financier et encore moins dans une négation des droits et des libertés des peuples.
Non : en 1429, lorsque tout semblait perdu en France, que le pouvoir royal sombrait dans l’inertie, que l’Anglais semblait devoir ramasser le beau pays comme un fruit mûr, Dieu intervint. A sa manière. En utilisant celle qui ne pouvait apparemment rien pour venir en aide à la France. Tout comme Marie, jadis, avait été la seule femme d’Israël qui à vue humaine ne pouvait donner le jour au Messie, puisqu’elle ne voulait point connaître d’homme.
Jeanne l’insolente, la pieuse, la rebelle, la paysanne au solide bon sens mais ancrée dans le ciel plutôt que dans la terre de Domrémy, Jeanne brûlant d’amour pour la France mais aimant bien les Anglais, chez eux, et leur voulant du bien ; Jeanne, chef de guerre, armée de courage et de décision, avait toutes les qualités naturelles pour mener à bien la mission surnaturelle qu’elle accomplit « volontiers ». En commençant par le commencement, comme le lui dictaient ses Voix : en rétablissant le pouvoir défaillant et en le remettant au service de la Patrie, non sans rappeler toujours que c’est « Messire Dieu, premier servi ».
Elle est l’exemple qui nous est aujourd’hui donné – celui de la confiance en Dieu, de la droiture et des décisions difficiles – alors que tant de Français ont le sentiment d’aller au-devant de grandes difficultés et de grands malheurs.
Sans doute sont-ils nombreux à craindre d’abord pour leur travail, leurs revenus, leur prospérité matérielle. Mais c’est que les nuages sombres qui s’amoncellent menacent leur vie de tous les jours, leur vie de famille, leurs libertés. Cela n’est pas méprisable.
Mais cette crise que l’on dit économique est avant tout morale.
La France et l’Europe ont méprisé, elles ont détruit la vie… et elles paient le prix de leur vieillissement.
La France et l’Europe ont mis la prospérité matérielle au cœur de tout… et en se trompant de priorité, elles ont rompu l’équilibre qui permet la vie paisible et prospère.
Elles ont évacué Dieu, elles ont évacué le dimanche, elles ont nié et détruit ce qui les constitue – la famille, les droits des pères et des parents, les nations… et elles s’étonnent de se trouver attaquées de toutes parts. Et elles voudraient construire leurs défenses sur cette négation.
Dieu n’est pas « premier servi », bien souvent Il n’est plus servi du tout.
Alors comment s’étonner ?
Mais ce qui nous apparaît comme la colère de Dieu est en fait sa Miséricorde. Une miséricorde qui réveille, qui secoue, qui oblige à se ressaisir et à percevoir que ce qui nous apparaissait comme la paix est un chemin de perdition et de malheur, y compris matériel.
En ces temps de crise, il faut méditer sur l’exemple de Jeanne, accrochée au Christ et à la prière et ainsi assurée de la victoire.
Samedi, l’abbé de Tanoüarn, et l’association « Avec Jeanne », organisaient au Centre Bernanos à Paris le premier d’une série de colloques qui vont rythmer l’année johannique. La salle était comble, il y avait des gens debout dans un deuxième espace où les conférences étaient diffusées en duplex, on refusa du monde. Les interventions furent d’une qualité impressionnante, chacune. Jeanne répond à un besoin, un appel, une inquiétude bien placée.
« Avec Jeanne » propose, pour le 7 janvier prochain, au samedi qui suivra le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc, un pèlerinage à Orléans, avec messe (« extraordinaire ») à la cathédrale et visite de la ville où commença la reconquête de la France. Une semaine plus tard, un nouveau colloque à la salle Bernanos se penchera sur « Jeanne et le féminisme ».
C’est une œuvre d’espérance. Et aussi d’enthousiasme, dont nous avons tant besoin !
Jeanne Smits
• « Avec Jeanne », 23 avenue Rapp, 75007 Paris, www.avecjeanne.fr.
JEANNE SMITS


Article extrait du n° 7489 de Présent, du Mardi 6 décembre 2011

05 décembre 2011

Merci, mille fois merci !

Vous étiez si nombreux à vous déplacer pour notre premier colloque que nous avons du refuser, hélas, l'entrée à plusieurs dizaines de personnes. Nous en sommes désolés.

Ceux qui désirent se procurer les actes du colloque par écrit pourront bientôt les lire sur ce site. La version audio sera également bientôt disponible. Inscrivez-vous à notre newsletter pour être avertis en avant-première de leiur publication en ligne.

A très bientôt !

Réservez dès maintenant vos 7 et 14 janvier !

SAMEDI 7 JANVIER 2012

Orléans, c’est tout près de Paris et pourtant dès l’entrée dans la magnifique cathédrale Sainte-Croix, reconstruite au XVIIe siècle, nous nous trouvons dans un autre monde. Les vitraux évoquent magnifiquement la geste de Jeanne, la Pucelle qui jadis a sauvé la Ville assiégée par les Anglais. Et, au fond, le tombeau de Mgr Touchet, archevêque d’Orléans et postulateur de la cause de Jeanne, est surmonté d’une belle statue de l’héroïne.
Le 7 janvier, lendemain de l’anniversaire de la naissance de Jeanne, RDV à 11H pour une messe à la cathédrale pour lui demander à jeanne de nous donner quelque chose de son incroyable espérance, ceux qui le souhaitent peuvent s’inscrire pour un repas pris en commun suivi d’une conférence sur Péguy, Jeanne et leur Espérance. Nous finirons par un tour au Musée archéologique où nous attend une belle salle Jeanne d’Arc.
Rêver à Jeanne ? C’est lui demander le secret de son indomptable énergie.
 
Merci de vous inscrire impérativement avant le 27 décembre pour le déjeuner et la conférence auprès d’Isabelle 06 18 00 55 21 ou par courriel à : jeannedarc2012@yahoo.fr.
Participation de 30 euros pour le repas et la conférence.

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SAMEDI 14 JANVIER 2012
sainte Jeanne d’Arc et le féminisme chrétien

Quand on lit sans préjugés les minutes du Procès de Jeanne d’Arc, on se rend compte que Pierre Cauchon, n’ayant rien à se mettre sous la dent, finit par faire tourner toute l’accusation autour de l’habit d’homme. Jeanne a été brûlée pour avoir porté des pantalons !
Où l’on voit que ce procès est un procès politique et finalement même idéologique. Où l’on comprend aussi, combien la présence de Jeanne, Pucelle de 17 ans, à la tête des armées du roi de France, a quelque chose d’incongru, qui engendre l’accusation populaire : Jeanne est une sorcière !
Peut-on parler d’un féminisme chrétien avant la lettre ?
Le Mille cinq-centième anniversaire de sainte Geneviève, sauveur de Paris, nous fournit l’occasion de nous interroger sur le rôle des femmes dans l’histoire de France. Le culte de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus pour Jeanne pas encore canonisée nous invite à réfléchir sur « la sainteté au féminin ». L’actuelle mode pour les « théories du Genre » nous invite à opposer aux philosophies de l’identité aléatoire une réflexion chrétienne sur la différence sexuelle.

Samedi 14 janvier de 15H30 à 19H. Espace Bernanos 4 rue du Havre 75009 PARIS.


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Envoyer un chèque de 30 euros à AVEC JEANNE 23 Avenue Rapp 75007 PARIS.

24 novembre 2011

Ne manquez pas le colloque du 3 décembre prochain

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16 novembre 2011

Prenez date !

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